Historique

Sur un air de Verdi : "La force du destin"

Charles Barbantan

Issu d'une vieille famille avignonnaise. D'abord élève à l'école de dessin d'Avignon où il a comme professeur Charles-Michel Guilbert d'Annelle (1820-1883), avec lequel il découvre la peinture d'histoire. Celui-ci est surtout un ami qui le guidera dans sa production future, la peinture religieuse, et dont Charles sera, d'ailleurs, l'assistant à l'abbaye de Frigolet.

Paysagiste par divertissement, il se veut peintre en motifs religieux ; il se spécialise donc dans les peintures murales : nous le voyons sur les chantiers de l'église Saint-Pierre d'Avignon, de l'église des Augustins à Pernes, à Saint-Pierre-de-Vassols, à Cucuron, à Mazan, à Arles, Marseille, Toulon ainsi qu'à l'église des Valayans et à l'abbatiale de Saint-Michel-de-Frigolet. Il restaure aussi les peintures murales du château de Suze-la-Rousse.

" Méridional de tempérament, il le montre dans ses oeuvres dans lesquelles nous retrouvons, à côté des effets d'une lumière intense, l'exhubérance du Midi. "

En 1865, il participe à sa première expositionavec Portrait du général Azémar. Puis pendant trois ans , de 1866 à 1869, il oeuvre sur le chantier de la décoration de l'église abbatiale de l'Immaculées-Conception à Saint-Michel-de-Frigolet : stalles du coeur, de la chaire, du clocheton pyramidal en bois, des nefslatérales, soit 1700 m² de peintures.

La guerre de 1870 interrompt sa carrière et il se retrouve adjudant des Alpilles. Il réalise toutes les peintures à l'église des Valayans, de 1875 à 1876. Ce travail qui lui est accordé en totalité prouve sa capacité dans tous les dommaines de son art mais garantit également, pour la paroisse, une unité de style dans la réalisation. Il en profite pour tracer le protrait du curé, qui se trouvait dans la sacristie. Pour effectuer ce chantier, il habite Pernes. Chantier, car les offices étaient suspendus pendant la durée des travaux, l'intérieur de l'église étant encombré d'échafaudages.L'étude du support à peindre était importante car les mélanges dépendaient de l'acidité du ciment ou de la chaux ainsi que de l'humidité des lieux. Un secret de préparation lui permettait d'apporter de la cire à ses préparations de base, ce qui atténuait le brillant de l'huile et rendait donc les peintures plus satinées.

A trente-six ans, il se marie avec Adèle Aubert, une orpheline pernoise âgée de seize ans, dont il aura un fils, Gaston (1882-1961). Il retourne vivre en Avignon, car les commandes se succèdent : dans la chappelle Saint-Antoine de l'église Saint-Pierre d'Avignon (1886), puis dans la chappelle Saint-Joseph (1887), qu'il orne de sept fresques tirées de l'histoire de Joseph, de l'Ancien Testament. Il termine ce travail en 94-96. Ces peintures sont aujourd'hui délabrées malgré la restauration effectuée par son fils Gaston en 1934. Les personnagesétaient dessinés au sol, sur de grandes feuilles de papier ; les contours étaient ensuite percés de trous par lesquels de la poudre était projetée , une fois la feuille appliquée sur le mur ou le plafond, surfaces rarement planes.

Après avoir participé à l'exposition des Beaux-Arts en 1891, de 1892 à 1897, il exécute les peintures murales de l'église des Augustins, érigée en 1867 au centre de Pernes, à la place de l'ancien monastère.

"A toutes les distinctions, à toutes les médailles je préfère celle attribuée par le supérieur de Frigolet : peintre de l'église de l'abbatiale Saint-Michel-de-Frigolet." Dorénavant, peut-être moins svelte, il s'adonne à la peinture de chevalet et expose, à Avignon principalement. Inscrit au Bénézit, Charles Barbantan fut membre de la Société populaire des Beaux-Arts de Paris.

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Gaston Barbantan

Fils d'Adèle et de Charles Barbantan. Elevé sur les tréteaux, il est naturellement l'élève de son père, Charles, qui l'inscrit ensuite à l'école des beaux-arts, à Avignon, où Pierre Grivolas est son professeur. Mais il reste influencé par la peinture paternelle et devient peintre de décors religieux.

Plus tard, après le décès de Charles, Gaston se consacre à la restauration des peintures murales de son père, détériorées par le temps.

En 1902, à l'école des beaux-arts, il remporte le prix du ministre des Beaux-Arts, qui consiste en une bourse de voyage dans la proche région. Gaston désire connaître la région d'Arles. Il en rapporte des travaux de grand intérêt autant comme exécution que comme documentation, notamment des aquarelles et des études au crayon de l'abbaye de Montmajour ainsi que plusieurs dessins à la plume et des toiles représentant l'intérieur du cloître Saint-Trophime en Arles.

En 1924, il décore la chappelle du Sacré-coeur de l'église d'Althen-les-Paluds , puis en 1930, le chantier de la chappelle de la Vierge et de la chapelle de Sainte Thérèse en l'église Saint-Etienne de Bédarrides. Au plus fort de son art, il trace nombre de portraitsde gensde son village et d'Avignon.

 

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Gaston Barbantan (Fils)

Né d’un amour impossible, séparé de son père par la guerre, c’est à l’âge de 18 ans que Gaston rencontre son père. Soucieux de lui « faire une situation ».


C’est alors qu’il entre aux Beaux Art à Avignon. Et côtoie dès lors le cercle des grands peintres Provençaux tels Auguste Chabaud, Grivolas, son professeur Bergier…

 

C’est dans ce contexte qu’il va devenir artiste et artisan peintre.

Toute sa vie il l’alliera les 2, tantôt sur les échelles, tantôt assis à son chevalet.

Ne sortant que très peu de son univers artistique.

 

Quand il ne peint pas, il chante, sa voix de baryton nous transporte, et ses rôles au théâtre ou dans la pastorale en ont fait un personnage public.

C’est sans s’en rendre compte qu’il transmet à chacun de ses enfants, un des ses talents. On reconnaît son coup de crayon dans les aquarelles de Vincent, l’aînée.

Sur scène, Magali a la même fougue que son père.

 

Et Frédéric a choisit la peinture pour métier et le théâtre pour passion !

Dans la presse :

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Frédéric Barbantan

Avec un héritage familial comme celui-ci, c’est tout naturellement que Frédéric dès son tout jeune âge, s’oriente dans la peinture et envisage d’en faire son métier.

Il n’a pas de mal à trouver un maître d’apprentissage, il sera dès lors à la bonne école !

Il apprend ainsi les techniques de base, il passe par toutes les étapes de la fabrication de la peinture à son application sous différentes formes, la mode du papier peint lui permet d’en connaître toutes les difficultés et les astuces qui lui servent encore aujourd’hui.

Grâce à cet enseignement, il sera capable de s’adapter à toutes les modes et nouvelles tendances qu’il rencontre au fil du temps depuis 30 ans.

C’est très tôt qu’il soulage son père proche de la retraite de la gestion de l’entreprise, la rencontre avec la clientèle est alors une nouvelle étape pour lui  et s’avère un plaisir. Son tempérament calme et sa passion pour son métier font de lui un excellent conseiller.

Malgré le modernisme et l’essor de nouveaux produits Frédéric a toujours pu utiliser ces techniques ancestrales. Quand les patines à l’ancienne ont envahi les murs, c’est avec les poudres et pigments de son grand père que Frédéric réussit à donner toute leur authenticité à des murs neufs. Quand les frises et les pochoirs sont venus agrémenter les murs, c’est avec les frises, pochoirs et poncifs de son arrière grand père que Frédéric personnalise en exclusivité pour ses modèles la décoration des murs.


Autodidacte dans la décoration, son coup de crayon pour les trompe-l’œil semble inné et guidé, il a ainsi la possibilité de mettre en vie les murs les plus inertes.

Curieux et à l’affut de toute nouveauté, c’est sans hésiter qu’il prend l’avion pour le Maroc pour apprendre le tadelakt, il n’aurait pas pu imaginer l’apprendre autrement qu’avec les gens du pays.

D’ailleurs partir loin pour son métier ne le dérange pas, il se retrouve ainsi dans une ferme dans le Loiret puis au pied de la tour Eiffel, dans un chalet en Suisse, sur le port de Monaco …pour de la décoration.

Capable de créer une ambiance en partant de la brique grise et froide jusqu’aux moindres détails en passant par les murs, les meubles, les pierres, les boiseries, les ferronneries s’adaptant à l’environnement, aux tissus, à la personnalité…

C’est ainsi qu’il voit son métier, et envisage de le transmettre à son tour. Père de 4 filles, dont l’Ainée a déjà fait une exposition de peinture et donne la main occasionnellement pour des éléments décoratifs, la suite n’est pas loin. Mais c’est aussi avec plaisir qu’il forme ses employés à sa façon de travailler et surtout à aimer la peinture.

Dans ce contexte, le travail devient passion et dès lors c’est un plaisir de travailler!

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